Voilà un film plus que connu, ayant accédé au statut de chef-d'oeuvre.
Oui, mais justement, ce n'est pas vers ce genre de films que l'on va le plus facilement. Et j'aime bien, de temps à autre, me replonger dans l'un de ces classiques.
La Vie est belle est une fable, un conte de Noël qui commence pourtant comme un cauchemar. Un homme est sur le point de se suicider. Des anges devisent dans le ciel et décident de le sauver (scène assez amusante avec les effets spéciaux de l'époque). Ils envoient donc sur Terre un ange de seconde zone, qui cherche ainsi à gagner ses ailes. Auparavant, ils font défiler la vie du désespéré devant les yeux de son futur sauveur.
Nous faisons donc connaissance avec le personnage de George Bailey, un véritable modèle d'altruisme dès sa jeunesse : il sauve son jeune frère de la noyade et son patron d'une faute professionnelle.
George n'a qu'un rêve, quitter sa bourgade de province pour étudier et voyager. Mais la mort de son père, propriétaire d'une banque venant en aide aux déshérités, l'oblige à rester sur place. Au fil des ans, il voit s'amenuiser ses espoirs d'évasion. Il fonde une famille et poursuit l'entreprise familiale, en butte à l'avidité du plus gros propriétaire de la ville. Pendant ce temps, ce sont ses amis et son frère qui partent, étudient, deviennent héros de guerre.
George ne cesse d'honorer le but de son père : offrir un toit aux plus pauvres. Il résiste à la crise mais sera finalement piégé par son ennemi. Perdant 8 000 dollars à la veille de Noël, George songe au suicide.
L'ange dépêché pour l'en dissuader lui montre alors ce qu'aurait été la vie de ses proches sans son existence. Une mention spéciale à son épouse, transformée en vieille fille nécessairement bibliothécaire...
La Vie est belle est certes un film manichéen et naïf, le bien triomphant du mal et la morale étant récompensée. Cependant il se rapproche par cela du schéma du conte et le merveilleux (notamment chrétien) affleure parfois. Des éléments réalistes sont cependant présents comme la trame historique. On voit défiler l'histoire américaine du début du XXe siècle : crise de 1929, Seconde Guerre Mondiale. A noter aussi une critique, un peu caricaturale, du capitalisme dévorant l'humain.
Au final, ce joli film, plein d'humour, délivre un message positif sur l'accomplissement de soi et l'importance de chaque être humain sur Terre : "Each man's life touches so many other lives. When he isn't around, he leaves an awful hole, doesn't he ?" déclare l'ange Clarence (La vie de chaque homme touche tant d'autres vies. Lorsqu'il n'est pas là, il laisse un terrible vide).
George n'aura pas réalisé ses rêves de jeunesse mais il aura laissé une oeuvre humaniste derrière lui.
Un film de Frank Capra, avec James Stewart, Donna Reed. Sortie : 1947
1 commentaire:
Pour ce qui touche à la vieille fille bibliothécaire, je trouve que c'est normal. D'ailleurs, le chignon et les lunettes en écaille devraient être obligatoire.
Sinon, je n'est vu que des extraits de ce film, la scène dans la bibliothèque justement
Enregistrer un commentaire