lundi 27 mai 2013

La Faute à Fidel


Ou comment comprendre l’engagement politique quand on est une petite fille des années 70…
Anna a neuf ans et une vie bourgeoise bien rangée, entre son école catholique, son père avocat et ses grands-parents gaullistes. Cet ordre immuable, elle ne souhaite pas le changer.
C’est donc un bouleversement incompréhensible pour elle quand sa tante et sa cousine réfugiées débarquent d’Espagne et transforment son existence.
Désormais, les parents d’Anna s’engagent dans le militantisme. Fernando, son père, se prend de passion pour le peuple chilien et l’élection d’Allende tandis que Marie, sa mère, s’implique dans des combats féministes. Il faut déménager, abandonner le catéchisme et supporter la présence de compagnons barbus dans le petit appartement.



Sans être révolutionnaire, le film a le mérite de nous montrer la complexité des luttes politiques et sociales à niveau d’enfant. Anna mélange tout, les barbudos communistes et Fidel Castro décriés par sa nourrice cubaine, les pauvres à qui sa grand-mère fait la charité, la guerre au Viet Nam et la dictature grecque. Seuls comptent les changements dans son quotidien. Mais peu à peu, la petite fille va aiguiser son regard critique, comprendre l’importance de l’engagement et s’éveiller à « l’esprit de groupe ».
Tiré d’un roman italien de Domitilla Calamai, la Faute à Fidel  adaptée par Julie Gavras, fille de, reflète la vie de sa cinéaste, elle-même fillette au moment de l’engagement de son père en faveur du Chili d’Allende en 1982.

Un film de Julie Gavras, avec Nina Kervel-Bey, Stefano Accorsi, Julie Depardieu.
Sortie : 2006

dimanche 5 mai 2013

El Caballero de Paris, La Havane, Cuba, septembre 2012


On trouve cette sculpture de José Villa Soberon devant l'église de Saint François d'Assise, au coeur de la vieille Havane. Elle représente l'Espagnol José Maria Lopez Lledin, arrivé à Cuba au début du XXè siècle.
Il semblerait qu'il ait perdu la raison dans les années 1920 à la suite d'une erreur judiciaire.
Depuis lors, il erra dans la Havane, toujours vêtu de sa cape, sans jamais mendier.
Ses restes sont maintenant conservés dans l'église à la demande de l'historien de la ville, Eusebio Leal. Il est fréquent de voir touristes et Cubains se faire photographier aux côtés de la statue, sa barbe à la main.
Plus de précisions sur ce singulier personnage ici et là.