mercredi 5 juin 2013
mardi 4 juin 2013
La politique comme objet de
consommation…
Encore un film sur l’engagement
politique malgré soi et un lien avec le Chili, cette fois beaucoup plus
prégnant.
Le cadre politico-historique est posé dès les premières images. En 1988, Augusto Pinochet est
contraint sous la pression internationale à organiser un référendum populaire
concernant son maintien au pouvoir.
Pour la première fois, les
opposants au régime se voient attribuer une tribune, en apparence libre. Les
partisans du « oui » et ceux du « non » bénéficient d’un
espace de 15 minutes quotidiennes à la télévision.
Un jeune publicitaire aux dents
longues, René Saavedra, est choisi pour mener la campagne du « non »
alors même que son supérieur défend le « oui ». Bien peu impliqué
dans la politique de son pays, le jeune homme est davantage habitué à
promouvoir des boissons à la mode ou des fours à micro-ondes. Seules les
absences et les arrestations de sa petite amie, militante anti-Pinochet, lui
font toucher du doigt la dureté du régime.
René applique à sa campagne les
recettes marketing qu’il utilise pour vanter n’importe quel produit et
convaincre les indécis. Loin de s’attarder sur les affres de la dictature,
entre tortures et disparitions, les spots reflètent esprit positif et foi en
l’avenir.
On connaît déjà la fin de
l’histoire, la chute de Pinochet, mais l’intérêt du film ne réside pas dans ce
dénouement.
Peinture du Chili des années 80,
où les pressions politiques sont légion et la liberté d’expression bâillonnée,
le film se calque sur les images de l’époque, mêlant archives et tournage avec
une caméra de 1983. On assiste là à l’émergence du flirt, de plus en plus
prononcé, entre publicité, communication et politique : ceux qui gagnent
sont ceux qui ont apprivoisé les médias et ont su s’adresser « au
peuple » semble nous dire le réalisateur Pablo Larrain. L’engagement de
René, hébété par la victoire finale, pose sans cesse question : croit-il
réellement au message politique qu’il défend ou est-il avant tout un
communicant efficace ?
No est le troisième film de Pablo Larrain. Il clôt
chronologiquement sa trilogie autour de la dictature chilienne en apportant
plus de réflexions que de réponses tranchées.
Un film de Pablo Larrain, avec Gael Garcia Bernal.
Sortie : 2012
Pour finir, je ne résiste pas à
vous montrer un spot de 1988 utilisé pendant cette campagne contre Pinochet (on
le voit aussi dans le film).
lundi 27 mai 2013
La Faute à Fidel
Ou comment comprendre
l’engagement politique quand on est une petite fille des années 70…
Anna a neuf ans et une vie
bourgeoise bien rangée, entre son école catholique, son père avocat et ses
grands-parents gaullistes. Cet ordre immuable, elle ne souhaite pas le changer.
C’est donc un bouleversement
incompréhensible pour elle quand sa tante et sa cousine réfugiées débarquent
d’Espagne et transforment son existence.
Désormais, les parents d’Anna
s’engagent dans le militantisme. Fernando, son père, se prend de passion pour
le peuple chilien et l’élection d’Allende tandis que Marie, sa mère, s’implique
dans des combats féministes. Il faut déménager, abandonner le catéchisme et
supporter la présence de compagnons barbus dans le petit appartement.
Sans être révolutionnaire, le
film a le mérite de nous montrer la complexité des luttes politiques et
sociales à niveau d’enfant. Anna mélange tout, les barbudos communistes et Fidel Castro décriés par sa nourrice
cubaine, les pauvres à qui sa grand-mère fait la charité, la guerre au Viet Nam
et la dictature grecque. Seuls comptent les changements dans son quotidien.
Mais peu à peu, la petite fille va aiguiser son regard critique, comprendre
l’importance de l’engagement et s’éveiller à « l’esprit de groupe ».
Tiré d’un roman italien de
Domitilla Calamai, la Faute à Fidel
adaptée par Julie Gavras, fille de, reflète la vie de sa cinéaste, elle-même
fillette au moment de l’engagement de son père en faveur du Chili d’Allende en
1982.
Un film de Julie Gavras, avec
Nina Kervel-Bey, Stefano Accorsi, Julie Depardieu.
Sortie : 2006
Sortie : 2006
dimanche 5 mai 2013
El Caballero de Paris, La Havane, Cuba, septembre 2012
On trouve cette sculpture de José Villa Soberon devant l'église de Saint François d'Assise, au coeur de la vieille Havane. Elle représente l'Espagnol José Maria Lopez Lledin, arrivé à Cuba au début du XXè siècle.
Il semblerait qu'il ait perdu la raison dans les années 1920 à la suite d'une erreur judiciaire.
Depuis lors, il erra dans la Havane, toujours vêtu de sa cape, sans jamais mendier.
Ses restes sont maintenant conservés dans l'église à la demande de l'historien de la ville, Eusebio Leal. Il est fréquent de voir touristes et Cubains se faire photographier aux côtés de la statue, sa barbe à la main.
vendredi 5 avril 2013
mardi 5 mars 2013
mardi 5 février 2013
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