Dans ce sens, le nom de la boutique d’artisanat/déco dans laquelle elle travaille, la esperanza, sonne comme une ironie tragique, car c’est bien l’espoir qui semble lui faire défaut.
Le jour où elle rompt avec Nicolas, musicien bohême et peu versé dans la vie de couple rangée, Soledad décide de faire honneur à son prénom. Les trois ans à venir (au moins), elle fuira tout contact masculin. Evidemment rien ne se passe comme prévu et il ne lui faut que quelques jours pour rencontrer l’antithèse parfaite de son ex (à ceci près qu’il s’appelle Nicolas) et commencer à sortir avec lui.
Amorosa Soledad est bien une comédie romantique, naïve et drôle, avec son lot de doutes, de fuites, de retrouvailles (et de meilleur ami gay aussi). Mais à nos yeux et oreilles européens, elle distille un charme particulier, loin des standards du cinéma anglo-saxon. Ajoutons à cela le charmant chuintement de Buenos Aires et tous ses chamados (llamados) réclamés, impromptus ou attendus, Soledad passant sa vie au téléphone. La prestation de l’actrice Ines Efron, actrice à l’allure juvénile et lunaire, y est également pour beaucoup.
Comédie légère certes, mais qui vise juste aussi parfois. Le sentiment d’inadéquation à soi et aux autres que ressent la jeune femme affleure de façon de presque douloureuse, et non plus gentiment amusante, quand Soledad s’effondre devant son petit ami en lui confiant qu’en aimant, elle a surtout le sentiment de se perdre elle-même.
Un film de Martin Carranza et Victoria Galardi, avec Inés Efron
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire